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communiqués solidaires

Jeudi 12 juin 2008
Communiqué

Le 4e congrès national de l’Union syndicale Solidaires s’est tenu du 3 au 5 juin à Saint-Jean-de-Monts (Vendée). 350 congressistes, venus des 43 fédérations ou syndicats professionnels et des unions départementales interprofessionnelles, ont exprimé leur volonté d’ancrer durablement Solidaires dans le paysage syndical et d’être un outil pour construire les rapports de forces nécessaires face à la politique de destruction sociale généralisée menée par le gouvernement et le patronat.

Le congrès a réaffirmé la nécessité de tracer la perspective d’un mouvement d’ensemble, d’un affrontement global inévitable avec ce gouvernement ;

Le congrès a confirmé sa volonté de travailler à l’unité d’action, au plan national comme au plan local, sans mettre de côté le nécessaire débat avec les autres organisations syndicales aussi bien sur les questions de stratégies d’action que sur les revendications.

Sur la représentativité syndicale, le congrès a refusé le reformatage du paysage syndical par le haut contenu dans la position commune et le projet de loi du gouvernement qui ne permet pas d’instaurer une véritable démocratie sociale basée sur le libre choix des salarié-es. Le congrès a montré la détermination de toute l’Union syndicale Solidaires à passer la barre des 5% lors des élections prud’hommes du 3 décembre prochain afin de prouver que Solidaires se développe dans le secteur privé et qu’il faudra compter avec Solidaires dans l’avenir, quelles que soient les volontés des uns et des autres de marginaliser un syndicalisme de luttes et de transformation sociale. L’Union syndicale Solidaires a toujours affirmé depuis sa création que son existence n’était pas une fin en soi, mais un outil pour peser dans le débat syndical, travailler à une recomposition du champ syndical afin que le syndicalisme soit à la hauteur des enjeux actuels et réponde aux besoins des salarié-es en terme de revendications, de pratique syndicale et de transformation sociale.

Concernant la nécessité de passer à une nouvelle étape de la structuration interprofessionnelle avec un droit de vote à part entière donné aux Solidaires départementaux, si la grande majorité des congressistes ont reconnu cette nécessité, il a été décidé de tenir un congrès extraordinaire dans un délai maximum d’un an afin de parvenir à transformer le droit de vote consultatif actuel en un droit de vote à part entière dans les statuts de l’Unions syndicale Solidaires.

Les congressistes ont chaleureusement salué les délégations syndicales internationales invitées à ce congrès venues d’Algérie, de Palestine, du Sénégal, du Burkina-Faso, d’Espagne, de Pologne, du réseau international TIE.

Diverses organisations syndicales et associatives ont tenu à être présentes : CGT, FSU, UNSA, UNEF, Confédération Paysanne, LDH, DAL, RESF, CNDF, AC, Marches européennes contre le chômage ; d’autres, ne pouvant être présentes, avaient envoyé des messages : CGC, CDMT (Martinique), ESK (Pays Basque-Espagne), USTKE (Kanaky), Droits Devant, Marche mondiale des femmes, MNCP. Cette large participation d’organisations internationales et françaises témoigne des liens et des contacts noués par Solidaires ces dernières années.

Les quatre résolutions d’orientation ont été adoptées à plus de 90%, comme le rapport d’activité et les motions d’actualité. Pour la première fois, une résolution sur les questions environnementales et la crise écologique a été débattue et adoptée, jetant les bases d’un travail à poursuivre sur l’articulation des questions sociales et des questions écologiques.

Un secrétariat national renforcé a été mis en place ; il est composé d’Eric Beynel, Annick Coupé, Jean Louis Galmiche, Pierre Khalfa, Catherine Lebrun, Thierry Lescant, Christian Mahieux, Jean-Michel Nathanson, Patrice Perret. Annick Coupé reste Déléguée générale.

Le congrès de Bobigny en 2004 restait encore marqué par l’histoire de chacune des organisations qui composent Solidaires. Dix ans après la création statutaire en 1998 en Union syndicale interprofessionnelle, qui faisait suite au groupe des 10, le congrès de St Jean de Monts a été tourné vers l’avenir et a prouvé la cohésion revendicative et politique de l’Union syndicale Solidaires qui veut être un outil syndical utile aux salariés, précaires, chômeurs et retraités.
le mardi 10 juin 2008
Par sudct85
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Jeudi 12 juin 2008
Grève et manifestations

MARDI 17 JUIN !
Préparons un mouvement d’ensemble !


 La CGT, la CFDT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires appellent à la grève le 17 juin  Nouvelle remise en cause des retraites et attaque frontale contre la durée légale du travail font suite aux attaques contre le statut des fonctionnaires, contre les chômeurs, sans compter la baisse de notre pouvoir d’achat et l’instauration des franchises médicales  Pour l’Union syndicale Solidaires, l’heure doit être à la convergence des luttes à la préparation d’un mouvement d’ensemble pour faire céder le gouvernement et imposer un nouveau partage de la richesse produite 



En ce printemps, les journées d’action se succèdent.

Pour Solidaires, il ne s’agit pas de « saucissonner » les ripostes et de répondre coup après coup, alors que le gouvernement et le patronat ne cessent d’annoncer des reculs sociaux. Il faut se donner les moyens de combattre et gagner contre l’ensemble de la politique de régression sociale que veulent nous imposer patronat et gouvernement. Il est légitime que les personnels des différentes entreprises et secteurs s’assurent que les revendications qui leur tiennent à coeur soient bien présentes dans le mouvement social. Mais, côte-à-côte et ensemble, nous serons plus forts. Au-delà, l’arrogance et l’intransigeance du gouvernement sont tels que pour gagner sur les revendications, on ne peut faire l’économie d’aller à la grève reconductible. Cela ne se décrète pas. Cela se discute et se prépare avec l’ensemble des salarié-es. C’est ce que Solidaires propose de préparer, avec l’ensemble des personnels et des organisations syndicales qui le souhaitent.



Retraites : arrêter la régression sociale

Les retraites sont attaquées frontalement avec un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41 annuités. qui aurait pour conséquence de faire encore baisser le niveau des pensions. En effet, alors que plus de six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite et que les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail, personne ne pourra faire le nombre d’annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein .

Ces mesures, qui touchent tous les salariés, frappent en premier lieu les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40% aux hommes, sont particulièrement touchées par l’allongement de la durée de cotisation et par les effets très pénalisants de la décote.

L’augmentation de la durée de cotisation ne cesserait d’ailleurs jamais de croître puisque le gouvernement prévoit que les deux tiers des gains d’espérance de vie à 60 ans soient transformés en allongement de la durée de cotisation. Le Medef a d’ailleurs annoncé la couleur puisqu’il veut porter celle-ci à 45 ans. Il s’agirait d’une rupture historique.

Pour la première fois, l’augmentation de la durée de la vie ne profiterait pas aux salariés qui seraient obligé de travailler plus longtemps. Or d’autres solutions existent pour financer nos retraites comme par exemple une augmentation des cotisations patronales qui serait compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires.



Défendre la durée légale du travail

Le gouvernement veut s’attaquer à une pièce centrale du Code du travail. Il veut en finir avec les 35 heures et vider de sa substance la notion même de durée légale du travail en voulant que celle-ci soit fixée entreprise par entreprise.

La notion même d’heure supplémentaire serait ainsi mise en cause puisque toute référence à une norme légale serait, de fait, évacuée. Les employeurs auraient ainsi toute possibilité de faire travailler leur salariés selon les besoins de l’entreprise sans même payer des heures supplémentaires.

Selon l’entreprise, grande ou petite, avec ou sans présence syndicale, le temps de travail serait différent. Ce serait le règne de l’injustice et le développement des inégalités.
le mercredi 11 juin 2008
Par sudct85
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Vendredi 30 mai 2008
CGT UGFF
FSU
Solidaires

COMMUNIQUE


Le mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n’a reçu aucune réponse, si ce n’est l’annonce d’une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l’éducation et dans la Fonction publique.

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d’examen et doit passer à l’Assemblée Nationale à partir du 11 juin. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public. Il en est ainsi notamment de l’extension du recours aux non titulaires, de leur gestion par les agences d’intérim, de la création de la position dite « de réorientation professionnelle » véritable antichambre pour de nombreux licenciements, du temps incomplet avec multi-employeurs...

Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques.

L’objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en oeuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d’assurer la réussite de tous les jeunes. Elle traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement, voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail, la mise en cause du statut et l’accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l’ensemble de la Fonction Publique.

A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels et le nouvel écrasement des carrières qui va résulter de la conjugaison du relèvement du SMIC et de l’insuffisante revalorisation du point d’indice. Aucune négociation salariale n’est aujourd’hui engagée en dépit des promesses gouvernementales ; pas plus sur la revalorisation des métiers.

Et le gouvernement prétend imposer à tous sans débat de nouvelles dégradations en matière de retraites. Nos organisations appellent d’ores et déjà à participer aux initiatives unitaires pour une véritable réforme solidaire des retraites.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :
- Un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
- Un emploi public, stable, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
- L’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
- Un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim.
- Le retrait du projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » et de celui sur le service minimum d’accueil remettant en cause les conditions d’exercice du droit de grève.
- L’ouverture immédiate de négociations salariales visant à maintenir le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice.

Les organisations signataires soutiennent les luttes et les mouvements en cours dans différents secteurs (éducation, culture, recherche, impôts-trésor, douanes...), notamment les personnels qui ont décidé de poursuivre l’action par la grève reconductible et appellent l’ensemble des agents à amplifier la mobilisation.

Elles décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d’actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une puissante journée de grèves et de manifestations.

Paris, le 29 mai 2008
le jeudi 29 mai 2008
Par sudct85
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