Grève et manifestations
MARDI 17 JUIN !
Préparons un mouvement d’ensemble !
La CGT, la CFDT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires appellent à la grève le 17 juin Nouvelle remise en cause des retraites et attaque frontale contre la durée légale du
travail font suite aux attaques contre le statut des fonctionnaires, contre les chômeurs, sans compter la baisse de notre pouvoir d’achat et l’instauration des franchises médicales Pour l’Union
syndicale Solidaires, l’heure doit être à la convergence des luttes à la préparation d’un mouvement d’ensemble pour faire céder le gouvernement et imposer un nouveau partage de la richesse
produite
En ce printemps, les journées d’action se succèdent.
Pour Solidaires, il ne s’agit pas de « saucissonner » les ripostes et de répondre coup après coup, alors que le gouvernement et le patronat ne cessent d’annoncer des reculs sociaux. Il
faut se donner les moyens de combattre et gagner contre l’ensemble de la politique de régression sociale que veulent nous imposer patronat et gouvernement. Il est légitime que les personnels des
différentes entreprises et secteurs s’assurent que les revendications qui leur tiennent à coeur soient bien présentes dans le mouvement social. Mais, côte-à-côte et ensemble, nous serons plus
forts. Au-delà, l’arrogance et l’intransigeance du gouvernement sont tels que pour gagner sur les revendications, on ne peut faire l’économie d’aller à la grève reconductible. Cela ne se décrète
pas. Cela se discute et se prépare avec l’ensemble des salarié-es. C’est ce que Solidaires propose de préparer, avec l’ensemble des personnels et des organisations syndicales qui le
souhaitent.
Retraites : arrêter la régression sociale
Les retraites sont attaquées frontalement avec un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41 annuités. qui aurait pour conséquence de faire encore baisser le niveau des pensions. En effet,
alors que plus de six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite et que les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail, personne ne
pourra faire le nombre d’annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein .
Ces mesures, qui touchent tous les salariés, frappent en premier lieu les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40% aux hommes, sont
particulièrement touchées par l’allongement de la durée de cotisation et par les effets très pénalisants de la décote.
L’augmentation de la durée de cotisation ne cesserait d’ailleurs jamais de croître puisque le gouvernement prévoit que les deux tiers des gains d’espérance de vie à 60 ans soient transformés en
allongement de la durée de cotisation. Le Medef a d’ailleurs annoncé la couleur puisqu’il veut porter celle-ci à 45 ans. Il s’agirait d’une rupture historique.
Pour la première fois, l’augmentation de la durée de la vie ne profiterait pas aux salariés qui seraient obligé de travailler plus longtemps. Or d’autres solutions existent pour financer nos
retraites comme par exemple une augmentation des cotisations patronales qui serait compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires.
Défendre la durée légale du travail
Le gouvernement veut s’attaquer à une pièce centrale du Code du travail. Il veut en finir avec les 35 heures et vider de sa substance la notion même de durée légale du travail en voulant que
celle-ci soit fixée entreprise par entreprise.
La notion même d’heure supplémentaire serait ainsi mise en cause puisque toute référence à une norme légale serait, de fait, évacuée. Les employeurs auraient ainsi toute possibilité de faire
travailler leur salariés selon les besoins de l’entreprise sans même payer des heures supplémentaires.
Selon l’entreprise, grande ou petite, avec ou sans présence syndicale, le temps de travail serait différent. Ce serait le règne de l’injustice et le développement des inégalités.
le mercredi 11 juin 2008
Par sudct85
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Communiqué du 22 janvier 2008
Non au service minimum dans les écoles
pour la grève du 24 janvier 2008
A l’occasion de l’appel à la grève du 24 janvier 2008, Xavier DARCOS Ministre de l’Education Nationale invite les
Collectivités Territoriales à organiser « à titre expérimental » l’accueil des enfants pour suppléer les enseignants en grève ! L’Etat verserait en échange aux collectivités, une
partie des retenues de salaire des enseignants grévistes.
La Fédération SUD Collectivités Territoriales appelle les décideurs locaux à refuser cette proposition formulée sous
couvert d’un « service à rendre aux familles » au nom des principes suivants :
-
les Collectivités Territoriales n’ont pas à se substituer à l’Education Nationale pour prendre en charge les
enfants en temps scolaire,
-
les élus ne doivent pas transformer les agents territoriaux en briseurs de grève.
SUD Collectivités Territoriales appelle les agents communaux qui seraient désignés à refuser cette mission et à
participer massivement au mouvement de grève à la manifestation du 24 janvier à 10 H place Napoléon.
Monsieur le Maire,
Par sudct85
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CGT UGFF
FSU
Solidaires
COMMUNIQUE
Le mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n’a reçu aucune réponse, si ce n’est l’annonce d’une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l’éducation et dans la
Fonction publique.
Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d’examen et doit passer à l’Assemblée Nationale à partir du 11 juin. S’y retrouvent toutes les
mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public. Il en est ainsi notamment
de l’extension du recours aux non titulaires, de leur gestion par les agences d’intérim, de la création de la position dite « de réorientation professionnelle » véritable antichambre
pour de nombreux licenciements, du temps incomplet avec multi-employeurs...
Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques.
L’objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le
cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en oeuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des
usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d’assurer la réussite de tous les jeunes.
Elle traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement, voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de
travail, la mise en cause du statut et l’accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l’ensemble de la Fonction Publique.
A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels et le nouvel écrasement des carrières qui va résulter de la conjugaison du relèvement du SMIC et de l’insuffisante revalorisation du
point d’indice. Aucune négociation salariale n’est aujourd’hui engagée en dépit des promesses gouvernementales ; pas plus sur la revalorisation des métiers.
Et le gouvernement prétend imposer à tous sans débat de nouvelles dégradations en matière de retraites. Nos organisations appellent d’ores et déjà à participer aux initiatives unitaires pour une
véritable réforme solidaire des retraites.
Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :
- Un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
- Un emploi public, stable, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
- L’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
- Un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim.
- Le retrait du projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » et de celui sur le service minimum d’accueil remettant en cause les conditions d’exercice du
droit de grève.
- L’ouverture immédiate de négociations salariales visant à maintenir le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice.
Les organisations signataires soutiennent les luttes et les mouvements en cours dans différents secteurs (éducation, culture, recherche, impôts-trésor, douanes...), notamment les personnels qui
ont décidé de poursuivre l’action par la grève reconductible et appellent l’ensemble des agents à amplifier la mobilisation.
Elles décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d’actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une puissante journée de grèves et de manifestations.
Paris, le 29 mai 2008
le jeudi 29 mai 2008
Par sudct85
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